LES NOUVELLES PLAQUES

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Fort irrité par le nouveau système, Alain Patriarche craint pour l'avenir de son commerce de changements de plaques. « Des emplois sont menacés », peste-t-il. : Richard Barsotti

C'est au moins le souvenir collectif d'une voiture engluée sur l'autoroute des vacances et d'une famille qui passe en revue les départements de France : « 01 ? L'Ain. 02, Euh... tu sais toi ? » C'est certainement un stéréotype tenace, le préjugé du conducteur pestant contre son voisin d'asphalte : « Encore un 75, ça ne m'étonne pas, ils roulent n'importe comment. » Mais c'est aussi une époque révolue.

Hier, le gouvernement présentait en effet un nouveau système d'immatriculation des véhicules, sur lesquels n'apparaîtra plus le numéro du département. De quoi filer des plaques à la France profonde... Et voir 169 parlementaires protester, vent debout contre l'abandon de cette référence au département, « un patrimoine français » selon eux.

Un lien important et un outil pédagogique

Ils se sont d'ailleurs réunis dans le collectif « Jamais sans mon département », où figurent deux Varois, le député Philippe Vitel (UMP) et la sénatrice Christiane Hummel (UMP). Le premier s'est déjà fait photographier sur les marches de l'assemblée, portant haut une plaque d'immatriculation à son nom et frappée du numéro 83. « Nos compatriotes sont attachés à leurs racines, le numéro du département est un lien important », explique-t-il. C'est aussi, selon lui, un outil pédagogique : « On a tous appris un peu mieux la géographie en lisant sur les plaques avec nos parents. »

Alors, « il est important de conserver la référence géographique du département. C'est une reconnaissance de l'identité française », estime Christiane Hummel.

Au feu rouge, où l'on s'ennuie souvent, la nostalgie minéralogique se fait aussi entendre. « Il faut absolument garder les numéros, prévient Sylvie. J'habite ici depuis vingt ans, mais je me réjouis toujours de croiser un 22. Cela me ramène un peu à la maison, dans les Côtes d'Armor. »

Hier, la voiture d'Anne-Marie, achetée d'occasion à Lyon « n'était d'ailleurs pas encore vraiment la [sienne] ». « Elle le deviendra seulement quand je serai en 83 », s'impatientait-elle, au moment de faire changer ses plaques, devant la petite camionnette installée en bord de route.

« Nous, on va mourir »

Le patron des lieux depuis seize ans, Alain Patriarche, ne s'amuse d'ailleurs plus du tout de ces débats. Et sa colère n'a rien à voir avec la nostalgie désuète et amusée des automobilistes. « Cette décision menace des emplois, prévient-il. Si l'on ne doit plus changer les plaques lorsque l'on achète un véhicule ou que l'on change de département, nous, on va mourir. »

Le nouveau système d'immatriculation prévoit en effet d'affecter une immatriculation à vie à chaque véhicule. Sans y être contraints, les propriétaires pourront toujours y faire figurer, à la marge, le numéro de leur département.

« Ils mettront des autocollants, devine Alain Patriarche. Et pour nous ce sera fini. » Oubliés les 83, 06, 13, 2A, 2B à qui chacun prêtait des habitudes de conduites ou des caractères supposés.

Certains n'en sont toutefois pas mécontents. « Au moins, on pourra se garer dans n'importe quelle ville de France sans risquer de se faire rayer la voiture », apprécie Michel.
L. R.
Var-Matin
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# Posté le jeudi 05 juin 2008 14:48

Modifié le jeudi 05 juin 2008 15:55

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# Posté le jeudi 05 juin 2008 14:48

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# Posté le jeudi 05 juin 2008 14:47

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# Posté le jeudi 05 juin 2008 14:47

SOUTIENS DE NOS COLLEGUES

SOUTIENS DE NOS COLLEGUES
Professeurs, fédérations de parents, élèves, organisations syndicales CGT et FSU, se sont rassemblés hier de 13 à 14 h devant le lycée Janetti. " Mouvement de protestation " disait-on. Les manifestants criaient haro sur la suppression de l'agence comptable, d'un poste d'agent administratif et rappelaient les revendications de la rentrée 2008. Mme Hible, professeur et représentante CGT, a pris la parole pour fournir des explications détaillées. Dans la soirée, le conseil d'administration du lycée s'est réuni et a donné son avis sur la suppression de l'agence comptable, émanant du rectorat. Cette décision devrait prendre effet à la rentrée septembre 2009.

# Posté le mercredi 04 juin 2008 11:37